Invitée par le président de la Chambre, Raoul Delamare, à s’exprimer sur le thème « La Palestine : quel avenir politique ? », Abou-Hassira est intervenue avec une lucidité teintée de volontarisme.
Elle n’a pas dressé l’inventaire, désormais bien connu, des destructions et des difficultés auxquelles sont confrontés les Palestiniens. Elle a choisi de parler d’autre chose.
Les violences commises par des colons se multiplient en Cisjordanie occupée depuis les attaques commises par le Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
Plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée, aux côtés de quelque trois millions de Palestiniens.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis de poursuivre sa politique actuelle, incluant le maintien des troupes israéliennes au Liban et en Syrie.
Des responsables israéliens évoquent l'expulsion de millions de Palestiniens, créant des inquiétudes en Jordanie où cette situation est considérée comme une "menace existentielle".
Le gouvernement israélien actuel, entouré de forces extrémistes, agit comme si sa supériorité militaire lui conférait le droit de déterminer l'avenir du territoire.
L'expansion des colonies et les mesures restrictives rendent de plus en plus difficile un accord de paix viable entre Israël et les Palestiniens.
Mahmoud Abbas dénonce les événements à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est comme un «projet colonial malveillant» visant à rendre la vie des Palestiniens plus difficile et à les contraindre à partir.
L'intensification de la colonisation vise à fragmenter la Cisjordanie, isoler Jérusalem-Est et empêcher la création d'un État palestinien géographiquement continu.