Une posture américaine plus ferme ne doit pas nécessairement impliquer des engagements illimités. Elle peut prendre la forme d’une hiérarchisation claire des priorités, en considérant la capacité militaire des Houthis comme un élément central du réseau de menaces iranien.
Par conséquent, les États-Unis peuvent coordonner une pression militaire avec des partenaires qui partagent la charge opérationnelle, en interceptant les flux résiduels de matériel et d’expertise iraniens.
Emmanuel Macron, rentré d'une tournée dans le Golfe, a de son côté convoqué à l'Élysée "l'ensemble des services de renseignement", accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation, et doit s'exprimer en marge de cette réunion à la mi-journée.
Sébastien Lecornu recevra lui en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.
Lundi à Téhéran, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a une nouvelle fois évoqué la proposition russe d’une architecture de sécurité régionale dans le Golfe, une idée qui remonte à «des années, voire des décennies», comme il l’a déclaré.
La proposition a connu plusieurs itérations mais, selon le ministre, « l’objectif est d’instaurer la confiance, en s’appuyant principalement sur les principes et les accords conclus par les États riverains