Une nouvelle journée de mobilisation est prévue samedi pour les gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants, sous haute sécurité avec 70.000 policiers mobilisés
Le ministre de l'Intérieur a annoncé un dispositif policier massif après les violences du week-end précédent, où près de 3.000 commerces ont été vandalisés
Dans un contexte déjà incandescent après les violences du 17 octobre, 20.000 à 30.000 opposants du RN - dont 2.000 à 3.000 "éléments radicaux" - sont attendus samedi dans la préfecture du Loiret, où les autorités ont prévu de déployer 3.000 policiers et gendarmes.
Des "garanties" jugées suffisantes par les porte-parole du parti à la flamme, envoyés sur tous les plateaux pour rassurer les militants et affirmer, à l'unisson de leur candidate, qu'ils n'ont "pas d'inquiétude" quant à leur sécurité.
Emmanuel Macron, rentré d'une tournée dans le Golfe, a de son côté convoqué à l'Élysée "l'ensemble des services de renseignement", accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation, et doit s'exprimer en marge de cette réunion à la mi-journée.
Sébastien Lecornu recevra lui en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.
Le 17 octobre, la 3e ville de France a vécu un "chaos" pendant plusieurs heures selon les mots du maire écologiste Grégory Doucet.
Entre 150 et 200 commerces ont été totalement ou partiellement pillés, une antenne de l'office de tourisme a été incendiée et détruite sur la place Bellecour où plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées dans le cadre du mouvement contre "la vie chère".