Certains diront peut-être que la solution militaire ne fonctionnera pas — que le Yémen présente un relief accidenté et que seule la diplomatie peut mettre fin au conflit et ramener la paix et la stabilité dans ce pays. C'est vrai.
Cependant, ceux qui prônent une solution diplomatique doivent comprendre que, à moins que des sanctions concrètes ne soient imposées aux Houthis et à l’Iran, ceux-ci ne s’assiéront pas à la table des négociations et ne s’intégreront pas à l’État yéménite.
En arabe, nous avons un dicton qui se traduit par « l’excuse est pire que le péché » — et cela ne pourrait mieux s’appliquer qu’aux propos tenus par Al-Bukhaiti en réponse aux questions de Mme Hakim, qui lui demandait pourquoi un groupe se présentant faussement comme « Ansar Allah » (les Partisans de Dieu) s’en prendrait à un aéroport civil de la capitale saoudienne, Riyad, ainsi qu’à des lieux saints et à des pèlerins.
« Pourquoi l’Arabie saoudite n’a-t-elle pas suspendu les opérations dans ces aéroports ? Pourquoi a-t-elle mis en danger la vie des civils ? », a rétorqué le porte-parole de cette organisation terroriste.
Les efforts du gouvernement yéménite ont démontré sa volonté de prendre les rênes et la coalition a soutenu ces efforts. Ils défendent non seulement le Yémen, mais aussi l’ordre international, notamment la sécurité maritime et la sûreté des chaînes d’approvisionnement.
Toutefois, face à l’agression et à l’obstruction des Houthis, la communauté internationale est appelée à faire davantage pour renforcer les capacités du gouvernement yéménite à tenir ses positions et à repousser les récentes avancées des Houthis.