Emmanuel Macron, rentré d'une tournée dans le Golfe, a de son côté convoqué à l'Élysée "l'ensemble des services de renseignement", accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation, et doit s'exprimer en marge de cette réunion à la mi-journée.
Sébastien Lecornu recevra lui en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.
Les violences se sont poursuivies dimanche, dans des proportions moindres, avec quelque 350 interpellations, et durant la nuit à Paris. Une trentaine de commerces ont été pillés, d'après son maire Emmanuel Grégoire.
Lundi, l'accès au Louvre était bloqué par des étudiants mobilisés pour exprimer leur "soutien" au mouvement des lycéens et dénoncer "la répression policière", a appris l'AFP auprès de la direction et de deux syndicats.
L'exécutif espère d'autant plus un reflux de la mobilisation lycéenne et étudiante qu'une journée d'action lancée sur les réseaux sociaux, notamment pour le pouvoir d'achat, doit se tenir le 17 octobre, réveillant le souvenir des Gilets jaunes.
Vendredi, le gouvernement communiquait sur une "nette décélération" dans les blocages et rassemblements lycéens. Selon le ministère de l'Éducation, "plus de 96 % des lycées" étaient ouverts vendredi matin (141 établissements fermés sur 3.700), contre 157 la veille.