La décision du président américain Donald Trump d’attaquer Téhéran fin février semble avoir été fondée sur l’hypothèse que la guerre serait une affaire relativement brève qui aboutirait finalement à l’effondrement du régime
La poursuite du conflit en juillet est donc extrêmement gênante, notamment sur le plan économique, suite à une forte hausse des prix de l’énergie aux États-Unis
La préoccupation la plus immédiate des dirigeants du Golfe concerne le statut futur du détroit d’Ormuz
Trump a insisté sur le fait que, dans le cadre de l’accord négocié avec l’Iran, cette voie d’approvisionnement vitale serait entièrement rouverte une fois que l’Iran et les États-Unis auraient accepté de lever leurs blocus respectifs
Le contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran lui confère un levier stratégique majeur sur le commerce mondial de l’énergie, bien au-delà de la simple question de redevances ou de péages
Les concessions issues des négociations récentes sont perçues comme renforçant l’influence de Téhéran, lui permettant d’imposer de nouvelles règles de passage et d’exercer une pression durable sur les États du Golfe et les importateurs